ETES-VOUS EN MODE « APPELS ILLIMITÉS » ?


LE 2ÈME COMMANDEMENT QUI RÉSUME LA LOI EST : « TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MÊME » ( MC 12.21 / MT 22.39 ). DE FAIT, EST-CE QU’AIMER DEVRAIT TOUJOURS RIMER AVEC AIDER ?

Aide ton prochain comme toi-même ?

De nombreuses personnes rencontrées en entretien sont remplies d’amour, très serviables et très attentives aux besoins des autres. Mais parfois, la motivation de cette serviabilité peut être le moteur du « faire pour être aimé-e » ; il s’agit de correspondre à une image de « bon chrétien » qui ne refuse jamais de répondre aux sollicitations, qui s’oublie lui-même pour voler au secours des autres. Serait-on appelé à se sacrifier pour les autres, en faisant toujours passer les besoins des autres avant les siens ? Peut-être que la conception que l’on se fait de l’amour sacrificiel de Jésus-Christ n’y est pas pour rien. D’ailleurs, suivre Jésus-Christ, qui s’est sacrifié pour nous, cela signifie-t-il que l’on doive se sacrifier pour les autres ? S’il a tout donné, jusqu’à sa propre vie, n’est-on pas censé faire de même ? Et est-ce que « donner sa vie pour ses amis », comme Jésus l’a fait, n’implique-t-il pas d’être toujours disponible pour les autres ?

Aider sans limites : attention danger !

Le danger de répondre par « oui » à toutes ces questions, c’est que cela va nous conduire à la frustration et à l’épuisement : donner sans s’autoriser à recevoir, supporter une relation toxique par esprit de sacrifice, tenter de sortir son conjoint de ses problèmes, se sentir submergé-e par les demandes, car on n’ose pas poser de limites. Quand on prend en charge la responsabilité de l’autre, on se situe dans un rôle de sauveteur, on est « co-dépendant-e », et on se met en quelque sorte à la place de Dieu, Celui qui peut tout !.

Jésus, dépendant du Père et différencié

Quel modèle relationnel Jésus-Christ nous a-t-il montré ? Il me semble qu’Il était totalement dépendant de son Père céleste, et à la fois, un être humain parfaitement différencié. Il répondait aux besoins des gens, mais ne se laissait pas happer dans le tourbillon des attentes d’autrui. J’aime beaucoup ce verset de Marc 6.31 qui souligne cette conscience des limites : « Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu. En effet, il y avait beaucoup de monde qui allait et venait, et ils n’avaient pas même le temps de manger. » Chacun-e de nous est responsable de sa vie. C’est comme un royaume qui n’appartient qu’à nous. Par contre, nous ne sommes pas responsables de tout ce qui est extérieur à ce domaine, c’est-à-dire, ce qui concerne les choix et les actes des autres, ainsi que leurs émotions. Quel poids sur nos épaules, quand nous nous croyons responsables du bonheur d’autrui !

Aurélie Winter

Praticienne en relation d’aide

QUELQUES BALISES

  • Être à l’écoute du Seigneur : Il ne nous demande pas de voler au secours de tous, c’est Lui le Sauveur ! Mais d’être à Son service et de donner d’une manière ajustée, en respectant nos besoins.
  • Pouvoir donner, apprendre à se ressourcer et prendre soin de soi.
  • Suivre l’exemple de Jésus : être dépendant-e du Père et conscient-e

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