EN MARCHE VERS LA LIBERTÉ


Chaque individu est appelé à la liberté. Cette réalité, qui peut prendre bien des formes, demande un éclaircissement : qu’entend-on par liberté ? Serait-ce vivre notre vie comme bon nous semble, indépendamment de toute autorité ? De quoi sommes-nous appelés à être libres ?

Jésus était un être parfaitement libre et différencié : Il a côtoyé des gens très différents de Lui et les a aimés tels qu’ils étaient, Il ne s’est jamais laissé soumettre à aucune pression, Il a toujours fait passer la volonté de Son Père avant ses réflexes de survie. De ce fait, il est resté libre malgré tous les pièges qui lui ont été tendus, et a toujours laissé libres ceux qu’Il côtoyait.

Comme l’explique Manfred Engeli dans son livre Makarios ( p.61 ), « Comme Jésus reçoit du Père tout ce dont Il a besoin, il peut lâcher prise face aux autres et rester ainsi libre à leur égard ». Dans cette perspective, la clé de la liberté est donc la dépendance… à Dieu !

Les personnes qui viennent en entretien de relation d’aide désirent être plus libres ; libres du regard des autres, des injonctions familiales et de l’héritage négatif reçu de leurs parents ; libres de paroles et d’attitudes blessantes qui les ont amenées à croire des mensonges sur elles-mêmes, sur Dieu et sur les autres ; libres de la rancune et de la propre justice ; libres de la culpabilité, de la honte, de rôles enfermant, libres de dépendances… Et, encore plus fondamentalement, libres d’être qui elles sont.

La liberté d’être l’être unique que je suis est étroitement liée au chemin de libération auquel nous invite Jésus-Christ. Il s’agit de se détacher des peurs et des esclavages que Dieu nous révèle, certains pouvant être subtils : c’est bien sûr tout un programme, car nous ne serons parfaitement libres qu’auprès de Dieu. Il s’agit ainsi de « se recevoir de Dieu », de laisser notre personnalité et nos talents, se déployer.

En entretien, je vais donc favoriser cette liberté de différentes manières : loin d’imposer le sujet de la séance, ma façon de voir ou ma « solution », je laisse l’autre libre d’exposer sa demande, d’accepter ou non les démarches que je lui propose ou même de s’éloigner de Dieu ou de lui en vouloir !

L’entretien devient une « co-construction », possible si chaque personne est libre. Un travail de discernement est souvent nécessaire pour percevoir de quoi la personne aimerait se libérer, même quand elle ne le formule pas directement.

Cette liberté nous invite à laisser croître Dieu en nous afin que nous diminuions, et à discerner ce qui nous retient prisonnier pour nous en libérer.

Pour passer de l’esclavage à la libération, rappelée à chaque Pâque juive, de la mort à la vie, chemin inauguré par Jésus et fêté à chaque Pâques !

Aurélie Winter
Praticienne en relation d’aide

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