Les  limites: moi et les autres

Dans la pratique du Point d’Eau, tout processus d’accompagnement d’une nouvelle personne débute par l’établissement d’un contrat explicite et la définition des limites à respecter tant de la part de la praticienne que de la personne aidée. Il s’agit là d’une question qui doit être clarifiée dès le départ afin d’établir la confiance réciproque et de favoriser le succès des entretiens qui suivront.

DÉFINITION

La limite est une frontière, un point où s’arrête l’action de quelqu’un ou de quelque chose, une barrière, un périmètre. Nous prenons la mesure de nos limites chaque fois que nous entrons en relation avec quelqu’un.

Quelques mythes existent : par exemple, si je fixe des limites, alors je suis égoïste, désobéissant, je vais faire souffrir, je suis coupable.

POURQUOI DES LIMITES ?

Les lois comme les 10 commandements parlent de limites qui définissent le fondement de la vie de chaque personne, elles permettent aussi à Dieu de mettre de l’ordre dans la création et dans la structure de l’être humain.

Elles nous sortent de la fusion, de la confusion des places, de la convoitise et de l’emprise.

Lorsque les limites sont claires, nous sommes en mesure de les respecter. Les limites psychiques ne sont pas innées, elles sont acquises. Elles se forment dans l’enfance par l’expérience. C’est à ce moment qu’on apprend à les ajuster et à respecter celles d’autrui.

Pour cela l’enfant a besoin :

  • De se sentir en sécurité, suffisamment aimé et attaché pour aller à la découverte de son univers.
  • D’avoir le choix de dire « non ».
  • D’être encouragé à respecter des limites posées et adaptées à son âge.

Lorsque nos limites sont peu ou mal définies, nous pouvons apprendre à les clarifier. Réaliser que nous sommes des êtres finis et limités nous remet à notre juste place devant Dieu, les autres et soi-même.

PHYSIQUES

Réaliser que notre corps est limité, qu’il y a un contenant et un contenu n’est pas évident pour tout le monde. Lors d’un abus physique, l’enfant peut perdre la notion de son corps dans l’espace, sa peau devient perméable et ses limites corporelles sont diffuses.

EMOTIONNELLES

Prendre conscience de ce qu’il y a à l’intérieur de nos limites participe à la connaissance de soi : nos valeurs, nos compétences, nos rêves, nos forces et nos fragilités, ce que nous aimons ou détestons.

Réaliser que nous pouvons avoir des émotions différentes de ce qui a été permis dans l’enfance est très libérateur. Dans certaines familles, la colère étant interdite, on exprimera à la place une émotion parasite comme la tristesse ou
la haine de soi qui vient cacher l’émotion d’origine.

RELATIONNELLES

Pour que l’humain trouve sa forme il a besoin de limites, l’autre est sa limite. On se connaît avec le regard de l’autre. Si je fixe mes limites, j’aide l’autre à se positionner et à fixer les siennes.

Dans la dépression, on a l’impression de ne pas avoir de prise sur sa vie. Alors on perd son énergie à contrôler ou regarder ce qui est dans le terrain de l’autre et à repousser les responsabilités qui sont nôtres.

Quand nous n’avons pas de limite, tout agissement de l’autre est intrusif et envahissant.

CONCLUSION

Respecter nos frontières est un gage de santé, de sécurité et de dignité personnelle. La personne aidée reprend ainsi le pouvoir sur sa vie tout en restant responsable de ses besoins. Elle évite de se positionner en victime en agissant en adulte mature et responsable. Assumer ses frontières est, tout compte fait, assumer sa vie.

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