La supervision, c’est quoi ?

La supervision, en relation d’aide, consiste à accompagner la thérapeute en lui offrant des séances au cours desquelles cette dernière peut évoquer des situations difficiles qu’elle vit avec certaines personnes aidées. Cette démarche apporte un éclairage, elle aide la personne supervisée à explorer ses émotions, à clarifier ses pensées, ses sentiments et ses interrogations.


Il ne s’agit donc pas d’un contrôle, ainsi que le sous-entend généralement ce terme, mais d’un soutien. Le superviseur est une personne externe expérimentée à qui on fait appel. Il est tenu au devoir de confidentialité.


L’ACC (Association des Conseillers Chrétiens) fait de la supervision une exigence pour l’accréditation ; elle est un élément nécessaire à la relation d’aide afin que les thérapeutes puissent :

 

  • augmenter et améliorer leurs compétences professionnelles.
  • développer leur compréhension et sensibilité à leurs propres réactions et sentiments.
  • faciliter la compréhension des sentiments des personnes qu’elles aident.
  • développer leur propre connaissance de Dieu, de la théorie de la relation d’aide, de ses outils et de son processus, identifier les difficultés rencontrées, souvent associées au souvenir d’un événement de la vie personnelle, réactivé par celui des personnes en consultation.


La supervision poursuit les buts suivants :

  • promouvoir le développement personnel de la thérapeute.
  • examiner sa relation avec la personne aidée.
  • réfléchir au processus de la relation d’aide.
  • assurer la protection de la personne aidée.


Dans la pratique, la thérapeute entend certains récits de vie qui peuvent engendrer en elle des réactions particulières ou susciter des émotions profondes, voire déstabilisantes. La supervision va donc lui permettre de partager son ressenti et parfois de découvrir ses dysfonctionnements inconscients face à la personne suivie. C’est ainsi qu’un dialogue va se nouer dans une interaction constructive. Le superviseur va confronter la thérapeute aux situations rencontrées en la faisant réfléchir à ses interventions. Il pourra la défier et lui suggérer au besoin d’autres pistes. Ou lui proposer des approches différentes, tout en cherchant à la responsabiliser par rapport à ses pensées et à ses actions propres.


La supervision facilite donc la remise en cause personnelle de la thérapeute en lui apportant un regard extérieur susceptible de suggérer de nouvelles solutions dans des cas complexes.


Chose intéressante, l’interaction entre le superviseur et la praticienne est très souvent le reflet de ce qui se passe dans la réalité du suivi entre la personne aidée et la thérapeute. Leur échange apporte ainsi un nouvel éclairage, ainsi que de précieux éléments qui pourront être réutilisés par la suite comme outils thérapeutiques.


Qu’elle soit individuelle ou de groupe, la supervision fait donc partie intégrante de tout travail d’accompagnement qui se veut professionnel. Pour cette raison, toutes les collaboratrices du Point d’Eau sont suivies régulièrement par un spécialiste de cette matière.


Le besoin de supervision illustre combien le travail effectué au Point d’Eau est complexe.
Mais c’est cette complexité-même qui le rend passionnant et qui fait de la relation d’aide une discipline merveilleuse au service du prochain.

 

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